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Les clés d’une collaboration réussie entre start-up et grande entreprise

By: GENILEM | novembre 28, 2019 | 3 min de lecture

Appartenant à des mondes a priori éloignés, les start-up et les grandes entreprises ont de grands avantages à collaborer. Tour d’horizon de quelques bonnes pratiques, à l’occasion d’une table ronde coorganisée par GENILEM et Helsana.

Une start-up est par définition petite et extrêmement agile, et elle doit trouver des clients afin de valider son offre et assurer son développement. Parallèlement, une grande entreprise dispose de plus de moyens et évolue dans un système plus stable, mais doit constamment innover afin de s’adapter au marché.

Ces deux mondes a priori éloignés ont tout à gagner à collaborer, mais doivent comprendre le contexte de l’autre, afin de tirer le meilleur de ce type de partenariat. Nous avons réuni des personnes issues de ces deux univers pour partager leur expérience :

Voici les conclusions principales à retenir de leurs divers témoignages:

1/ Du côté de la grande entreprise, il est primordial de constituer une équipe dédiée au projet, qui puisse le porter en interne. Il en découle une forte motivation chez les participants et un formidable esprit d’équipe entre les deux partenaires, qui travaillent ainsi dans un but commun.  

2/ En tant que start-up, le défi est d’arriver à générer de la confiance, que ce soit par des références, des soutiens, des réalisations, etc. Avec chaque nouvelle entreprise, il faut trouver l’axe adapté. Il est conseillé de privilégier la transparence dès le départ, pour acquérir la confiance étape par étape.

3/ Il faut être conscient que les horizons temporels ne sont pas les mêmes dans une grande entreprise que dans une start-up. Dans la première, les processus légaux ou décisionnels notamment peuvent être très longs. Il est recommandé de l’exprimer en amont, pour gérer les attentes et l’énergie de la start-up.

4/ Il existe une quantité de modèles de collaboration (organisation de hackathons, co-développement de produit, mise à disposition d’outils, etc.) qui remplissent des objectifs divers, du point de vue de la grande entreprise. Celle-ci doit impérativement clarifier son objectif pour faire le bon choix de modèle. Pour aider l’entreprise à se positionner, Raphael Rollier a partagé la grille de lecture suivante :

5/ En lien avec ce qui précède, il faut être conscient que les modèles choisis exigent un niveau d’engagement de ressources différent, selon si on se place du point de vue de l’entreprise ou de la start-up. Illustration avec cette seconde slide :

6/ Les entrepreneurs sont unanimes : la start-up doit faire attention à ne pas vouloir collaborer à tout prix. Elle doit pouvoir en tirer un avantage, sans quoi une collaboration peut lui être trop coûteuse.

Pour conclure, malgré certaines difficultés, une entreprise comme Helsana a beaucoup apprécié ce genre de partenariat. Preuve en est : elle tente aujourd’hui de changer de structure pour être plus réactive et disponible à ce genre de collaborations. Plutôt que d’accepter ou refuser des propositions provenant de start-up, elle a appris à être plus ouverte au lancement de discussions, pour voir où celles-ci peuvent la mener.

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Nous remercions chaleureusement Helsana pour la co-organisation de cet événement à Tibits Lausanne, ainsi que les intervenants pour leur précieux partage d’expérience !